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Association Soleil Marmailles
Articles récents

Soirée au Shamrock's le 10 novembre 2010

21 Octobre 2010 , Rédigé par David Publié dans #LES ACTIONS MENEES

affiche shamrock's soiree mada 10 NOV

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La lettre de Juillet d'Amparihibé ( Amparihibe - July )

9 Juillet 2010 , Rédigé par David Publié dans #AMPARIHIBE

 L’accès à l’eau fera partie des grands défis des années à venir. A Amparihibe nous avons commencé à relever ce challenge. Nous avons construit quatre puits durant les 6 années de présence sur place.

Le forage est fait par des artisans locaux. C'est un point auquel nous tenons. Ainsi nous avons acquis une certaine expérience en la matière. Les puits font en moyenne 25 m de profondeur.

Le système d’adduction d’eau nous pose encore quelques problèmes. Le moyen le plus efficace et le plus simple est le seau attaché à une corde… En fait, nous avons tenté deux systèmes plus modernes qui respectent l’environnement

 

 

 
Access to water will be one of the major challenges of the coming years. In Amparihibe, we began to meet this challenge. We built four wells during the six years of presence.
Drilling is done by local artisans. This is really important to us . We acquired some experience in this area. The wells have an average depth of 25 m.
The water supply system still highlights some issues. The most effective and simplest mean is the bucket attached to a rope ... In fact, we tried two more modern systems that respect the environment

 

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Dans notre souci de vouloir faire tout « vita malagasy » ou « fait à Madagascar », nous avons construit une éolienne à Antananarivo. Le problème majeur est l'usure mécanique. L'éolienne a bien fonctionné 6 mois puis l’usure des différentes pièces a commencé et a nécessité le démontage de tout le système qui s'avère rapidement très contraignant. Un démontage mobilise souvent 3 à 4 personnes pendant une demi-journée. Sans compter les incessants aller-retours d'Amparihibe à Tana pour réparer les pièces défectueuses.

Le don des Inner Wheel d'une pompe électrique d'adduction d'eau par panneau solaire au dispensaire a fait naître un nouvel espoir. La technologie locale étant décevante, nous nous tournions vers une technologie moderne qui a fait ses preuves.

Notre bonheur n'a été que de courte durée... Rapidement le « régulateur » a rendu l'âme. Le grand problème dans ce cas est de trouver dans le fin fond de la brousse un technicien capable de réparer et d'entretenir le dispositif électronique.

Nous pensons avoir trouvé la perle rare en la personne de Monsieur Rado. Il a dépanné notre système d'éclairage par panneau solaire...

 


In our concern to do everything " vita Malagasy  " or "made in Madagascar," we built a wind turbine in Antananarivo. The main problem is the mechanical wear. The wind has worked for six months then the wear of the different parts began and we had to dismantle the whole system which was annoying. It   mobilized 3-4 people for a half day. Moreover, there were the constant roundtrips between Amparihibe and  Antananarivo to repair the defective parts.
The gift from the Inner Wheel : an electric pump water supply by solar panel clinic has brought new hope. Local technology is disappointing, we turn to modern technology that has been proven.

Our happiness was short-lived ... Quickly the "regulator" has passed away. The main problem in this case is to find in the depths of the bush a technician able to repair and maintain the electronic devices.
We believe we have found this technician in the person of Mr. Rado. He repaired our lighting system solar panel ...

 

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La réparation du « régulateur » de la pompe d'adduction d'eau est prévue pour fin juillet. Nous vous tiendrons au courant...

We planned to repair the "regulator" from the electric pump water in the end of July. We will keep you inform.


Tiana RAZAFINTSALAMA

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Le Grenier Communautaire d'Amparihibé / The community granary

1 Juillet 2010 , Rédigé par David Publié dans #AMPARIHIBE

 

 

Un grand merci aux Anciens Saint Michel de France pour leur don de 400.000 ariary pour la mise en place d'un grenier communautaire à Amparihibe.

A big thank you to the Alumnis of Saint Michel de France for their donation of 400,000 Ariary  for the establishment of a Community storehouse in Amparihibe  .  


Il faut rappeler qu'en fin d'année 2009 un de nos élèves avait fait une crise convulsive d'hypoglycémie en plein cours. Nous avions alors décidé de créer un grenier communautaire afin d'éviter que le problème ne survienne de nouveau.

It should be recalled that at the end of 2009, one of our students had a hypoglycemic seizure in class. We decided thus to create a community attic to prevent the problem from happening again.

 

A ce jour, les paysans vendent leur riz à des prix dérisoires au moment de la récolte, d'avril à juin. Les prix de vente sont très faibles car l'offre est abondante. De plus, les villageois ont besoin d'argent pour les diverses fêtes de l'hiver austral : fête de l'indépendance, retournement des morts, circoncisions... La plupart des foyers n'auront pas suffisamment de riz à partir d'octobre.

Today, farmers sell their rice at really low prices at the time of harvesting, from April to June prices at selling are very low because the supply is abundant. In addition, the villagers need money for various festivals of the austral winter: Independence Day, exhumation, circumcisions ... Most households will not have enough rice from October .

 


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Sur le plan comptabilité, le prix de vente du paddy aux collecteurs est aujourd'hui d'environ 300 ariary le kilo et il sera racheté à 2 000 ariary au moment de la pénurie. Au 6 juin 2010 nous avons acheté environ 500 kg de paddy à 370 ariary. Il reste en espèce un peu plus de 200 000 ariary. Avec l'approche de la fête de l'indépendance, il est à parier que cette somme sera entièrement utilisée. Les paysans fixeront eux-mêmes le prix auquel ils rachèteront ce riz pendant la période de soudure. Ce prix sera bien-sûr bien inférieur au cours réel. Mais ce prix devra tenir compte des pertes diverses et notamment celles engendrées par les rats qui pullulent depuis que le magasin de stockage existe...

  Seules les familles qui participent au grenier communautaire bénéficieront de cet avantage. Nous espérons ainsi éviter les crises convulsives par hypoglycémie des enfants de l'école Margarett.

 


Regarding accounting, the selling price of the paddy to collectors today is about 300 kilo ariary and will be redeemed in 2000 MGA during the shortage. In June 6 2010, we purchased approximately 500 kg of paddy with 370 Ariary   (MGA). It remains in this case a little over 200,000 MGA. With the approach of Independence Day, it is likely that this amount will be fully spent. Farmers themselves will set the price at which they will buy the rice during the lean period. The price will of course be much lower than the actual rate. But this price should take into account the various losses, especially those caused by rats that swarm in the warehouse  ...
Only families who take part to  the community granary will benefit from this advantage. We hope to prevent hypoglycemia seizures by children in Margarett  school.

 

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La somme, 400 000 ariary, est parfaite pour notre début. Elle n'est pas trop importante et permet à tout le monde de s'adapter à ce système. Pour les paysans c'est un chiffre qu'ils peuvent aisément intégrer. Pour nous, l'investissement est raisonnable. Enfin pour les collecteurs, leur perte est insignifiante ce qui nous prémunit d'une riposte qui peut être violente...


400,000 MGA is perfect for a beginning. It is not too important and it enables everyone to adapt to this system. For farmers this is an amount they can easily integrate. For us, the investment is reasonable. Finally, for collectors, their loss is insignificant which protects us from a response that can be violent ...



Encore merci à l'ASMF !

Thank again to ASMF !

 

Tiana RAZAFINTSALAMA

Vice président de Soleil Marmailles.

www.soleil-marmailles.com


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La lettre de Juin d'Amparihibé ( Amparihibe June )

1 Juillet 2010 , Rédigé par David Publié dans #AMPARIHIBE


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La venue d'un membre de l'association est souvent l'occasion d'offrir un repas amélioré aux enfants d'Amparihibe. Ma visite début juin n'a pas fait exception. Nous avons organisé un déjeuner qui sortait un peu de l'ordinaire. Les élèves de l'école Margarett ont pu manger à leur faim et apprécier un peu de viande... C'était la fête pour le plus grand bonheur des petits.

 


When a member of the association comes to visit the village, it is often an opportunity to provide an " improved meal " for the children in Amparihibe. My visit in early June was no exception. We organized a lunch which came out a little bit from ordinary  . Childre from the Margaret school had  enough to eat and enjoyed a little piece of meat ... It was a party for the pleasure of the children.


Tiana RAZAFINTSALAMA

Vice président Soleil Marmailles

 

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Le champ des enfants / The field of the children

1 Juillet 2010 , Rédigé par David Publié dans #AMPARIHIBE



Le champ des enfants lors de ma venue au mois de mars 2010. Première culture de la saison. Le labour a été fait par les parents d'élèves. Nos agriculteurs en herbe ont repiqué le riz selon les nouvelles méthodes de riziculture intensif. Pas de pesticide, juste de la technique agricole.


The field of children during my visit in March 2010. First crop of the season. The plowing was done by the parents. Our littles farmers transplanted rice as new methods of intensive rice cultivation. No pesticide, just agricultural technique.

 

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Le champ de maïs des enfants derrière l'école lors de mon passage en mars. Là encore les parents d'élèves ont labouré. Les élèves ont semé et entretenu le champ. La fertilisation du sol devra être améliorée lors de la prochaine saison. Fertilisation bio ! La préparation du compost se fait pendant l'hiver austral en vu de la saison prochaine.

 


The cornfield behind the school children during my visit in March. Again the parents plowed it. Students planted and maintained the field. The soil fertility should be improved in the next season. Organic fertilizer! Compost has been prepared during the austral winter in light of the upcoming season.

 

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Juin 2010, deuxième culture de la saison. Les élèves posant fièrement devant leur champs, avec les tee-shirts tous neufs offerts par Soleil Marmailles ! L'enseignant agricole, Monsieur René, un villageois ayant de bonnes connaissances des techniques agricoles, est à leur côté.

 

 

 
June 2010, the second crop season. Children posing proudly in front of their fields with brand new t-shirts offered by Soleil Marmailles! The agriculture teacher, Mr. René, a villager with a good knowledge of agricultural techniques, posed with them.

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Les résultats de la moisson de la première culture. Une partie du riz a été consommée par les élèves. Tous les vendredis les enfants font un repas à l'école avec le riz « qu'ils ont produit ». La récolte du maïs et des haricots (petit sac) a été moins bonne...

 

 

 The results of the harvest from the first crop. Some of the rice was consumed by the children. Every Friday the children a school meal with rice "they produced." The harvest was not as good as rice regarding corns and bean. ( in the small bag )  

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Diner Dansant le 21 mai au Lagon Bleu

2 Avril 2010 , Rédigé par David Publié dans #LES ACTIONS MENEES

Fly Dinerdansant Web

pour réserver, contactez nous à soleil.mar@hotmail.fr

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Actualités Février 2010

1 Avril 2010 , Rédigé par David Publié dans #NEWSLETTERS

                                                                                                                                                                            Février 2010      

Chers donateurs,

de retour de Madagascar, voici des nouvelles de nos actions :

 

Concernant le village d’AMPARIBE :

L’ancienne institutrice a démissionné sans préavis  en octobre 2009. En effet, la vie quotidienne d’une femme célibataire et cultivée n’était pas facile dans un village rural comme Amparibe (sans  eau ni électricité), situé à une heure de taxi brousse de la ville la plus proche (Tsiroanomandidy). Un salaire pourtant  attractif (presque le double du salaire moyen  d’un instituteur malgache) ne l’a pas incitée à rester. Cette dernière a été remplacée par un jeune homme, qui nous a paru motivé, compétent et efficace. Afin de le fidéliser, et pour éviter un départ en cours d’année scolaire, l’association s’engage à lui verser une prime à la fin de chaque année scolaire terminée.

Actuellement, 40 élèves sont scolarisés et répartis en trois groupes de niveaux. Nous avons été contentes de constater leurs progrès en Malgache, Français, Mathématiques et Sciences  ainsi que leur grande motivation. Le jour de notre visite, nous avons été touchées par la présence des parents qui s’étaient tous déplacés afin de remercier l’association…

Classe

3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grâce à vos dons nous avons pu apporter cartables, cahiers, stylo, imperméables (saison des pluies),  fournitures scolaires pour l’enseignant et leur distribuer des jouets en guise de cadeaux de Noël. Ce fut un moment fort en émotions. C’était en effet la première fois qu’ils recevaient un cadeau et n’avaient jamais vu de poupées, peluches, petites voitures….

A cette occasion, l’association a pu leur offrir des assiettes, couverts ainsi qu’un repas de fête comprenant viande, légumes, barres chocolatées qu’ils ne mangent que très rarement .

 

En plus de l’éducation, Soleil marmailles souhaite améliorer la nutrition des enfants d’Amparibe. Pour cela, ils suivent toujours une fois par semaine le cours d’agriculture de Monsieur René. Il permet d’effectuer quelques récoltes supplémentaires de riz mais aussi de leur apprendre le maraîchage  pour augmenter et diversifier leur alimentation. Ce dernier étant très peu pratiqué par leurs familles. Chaque enfant a en charge ses propres rangées de tomates, maïs, haricots….  Les plus grands aidant les plus petits.

 La cantine a lieu pour l’instant une fois par semaine .Ce repas se fait grâce à ces cultures. Suite à une prise de conscience, les parents des enfants s’engagent à cultiver en groupe une parcelle de terrain afin d’augmenter les quantités de riz pour la cantine…Nous sommes très heureux de cette initiative  qui révèle une volonté d’engagement des parents et non pas d’assistanat.

 

repas

Sans titre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par ailleurs, l’association Saint Michel a financé la construction de douches afin de sensibiliser les enfants à l’hygiène. L’instituteur les incite à se laver et à lessiver leurs vêtements. La majorité des enfants n’ayant qu’une seule tenue, nous avons prévu de leur acheter, dans un premier temps, un t-shirt supplémentaire afin qu’ils aient un habit à se mettre pendant que « leur lessive » sèche…

 

Concernant les enfants d’Antananarivo à la congrégation :

Soleil Marmailles parraine 18 enfants .Grande nouveauté, les enfants dorment maintenant tous dans des lits : une chambre fille, une chambre garçons  nous sommes chez les sœurs !). Les enfants vont bien et ont été ravis de recevoir, grâce à vos dons ,un cadeau de Noël. Lors de notre visite, nous les avons emmené pique-niquer au jardin zoologique d’Antananarivo. Au programme, bon repas, jeux, visite des animaux et « séance photos ».

 

PhotoGroupe

 

Gina, Rosa et Angela ne sont plus à l’orphelinat.  Il semblerait que leur adolescence ait été difficile à gérer pour les sœurs.  Elles ont donc chacune été confiées à un membre de leur famille. Gina et Rosa sont retournées vivre en brousse alors qu’Angela est toujours à Tana. Elle sera donc toujours parrainée par l’association.

Hervé, 17 ans, est pris en charge par les pères pour une formation professionnelle.

Le père de Félix est revenu le chercher pour vivre en brousse.

 

Concernant les enfants de la rue :

35 enfants sont parrainés par l’association. Nadia, notre membre actif à Tana organise toujours une réunion 1 fois/mois avec repas pour les enfants. Et nous sommes heureux de vous annoncer que nous les avons tous inscrit cette année à la cantine.

Les enfants sont également venus au zoo ; en guise de cadeau de Noël nous avons préféré leur offrir, aux  vues  de notre budget, un imperméable pour la saison des pluies et un bon repas plutôt qu’un jouet.

 

Nous avons « perdu » Sidonie et Perle. Sidonie a arrêté ses études, car s’est mariée et attend un enfant. Perle est partie en Brousse avec sa famille.

Tania, diplômée de coiffure travaille dans un salon de coiffure. Venance travaille chez Total. Quant à Fabienne, notre masseuse kiné, elle travaille également et aide des membres de sa famille à vivre.  Permettre aux malgaches de devenir autonome financièrement est un des buts de l’association, nous espérons à l’avenir avoir encore beaucoup d’autres réussites.

Soleil marmailles renouvelle ses remerciements pour votre soutien sans lequel nous ne pouvons rien entreprendre ni poursuivre.

Nous restons à votre disposition pour tout renseignement complémentaire, veuillez agréer chers donateurs, nos sincères salutations.

 

Blandine Vézian, Karine Piriou et Katia Mochel

 

 

 

 

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Un grand merci aux Inner Wheel ! A big thank you to the Inner Wheel !

4 Octobre 2009 , Rédigé par David Publié dans #AMPARIHIBE

Une fois de plus nos généreuses donatrices n'ont pas manqué le rendez-vous à Amparihibe. Elles étaient accompagnées cette fois par le Rotary Club ! Comme à leur habitude, elles ne sont pas venues les mains vides. Elles ont apporté des effets scolaires pour notre école, bien plus qu'il n'en fallait ! Ce qui nous a permis de donner plus de la moitié à l'école publique qui en a aussi bien besoin. Ces dons sont inestimables... Maintenant la balle est dans notre camp. Elles nous ont donné les moyens, à nous de faire avancer les choses. Nous leur demandons de revenir l'année prochaine pour constater les résultats. Nous prendrons notre revanche pour leur accueil qui cette fois a été un peu en deça de l'année précédente pour diverses raisons... Encore une fois un grand merci et rendez-vous l'année prochaine. Leur venue sera pour nous une source de motivation dont nous avons besoin...

 

Once again our generous donors did not miss the appointment with Amparihibe. They came this time with the Rotary Club! As usual, they did not come empty handed. They brought school supplies for our school, more than enough! This enabled us to give more than a half of it to the public school who also needs it. These gifts are priceless ... Now the ball is in our court. They gave us the means, we have to make things happen. We ask them to come back next year to see the results. We will take our revenge since the way we received them was this time  a bit below the way we received them last year for various reasons ... Once again a big thank you and see you next year. Their arrival will be for us a source of motivation we need ...

 

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Mise en place du business social : Nanocrédit / Setting up a social business : the nanocredit.

23 Septembre 2009 , Rédigé par David Publié dans #AMPARIHIBE

 

Nous avons mis en route un nouveau projet à Amparihibe. Nous sommes partis de 2 problèmes majeurs que connaissent les paysans malgaches : l'absence de fonds pour démarrer et une mauvaise  connaissance des techniques agricoles modernes. Le principe de base est le même que les microcrédits mais les sommes investies pour chaque famille est de l'ordre de 1 euro... Nous pouvons donc parler de nanocrédits !

 

« L'absence de fonds » est l'éternel refrain que nos paysans nous ressassent indéfiniment. En fait l'expérience montre que lorsque ce « fonds » est donné aux paysans il est rare que leur situation s'améliore. Ils le disent eux même : « si on nous donne de l'argent nous l'utilisons pour ce qui nous manque dans notre foyer ». Ce capital va ainsi rarement vers l'investissement prévu mais vers un bien de consommation courante. L'idée est donc d'apporter des semences et non de l'espèce.

 

Le deuxième souci est qu'il est très difficile de leur inculquer les techniques agricoles modernes. Plusieurs freins entravent ce progrès. D'abord la peur de prendre des risques, les techniques ancestrales sont connues. De plus, il faut apporter la technologie au fin fond de la brousse. Enfin, les nouveaux procédés nécessitent un minimum de rigueur que les paysans n'ont pas.

Ainsi nous avons élaboré un plan. Nous annulons le « risque » par l'apport de la semence. Les nouvelles méthodes sont essayées avec des semences qu'ils n'ont pas achetées, un échec n'aura aucune conséquence sur leur quotidien. De même, M. Tsimba, ingénieur agronome, viendra selon un calendrier bien défini, apporter son savoir-faire aux agriculteurs. Enfin, pour habituer  les ruraux à la rigueur nous commençons par un petit champ de 100 m2.

 

Les paysans sont très enthousiastes. Généralement ça commence toujours comme cela. Je vous tiens au courant...

 

 

 


We started a new project in Amparihibe. We started with two major problems faced by Malagasy farmers: lack of funds to start and poor knowledge of modern farming techniques. The basic principle is the same as the micro but the amounts invested in each family is of the order of 1 euro ... So we can talk about nanocrédits!

 "Lack of funds" is the eternal refrain that our farmers keep telling us indefinitely. In fact, experience shows that when this "fund" is given farmers it is rare that their situation improves. They themselves say : "if you give us money we use for what we lack in our home." This capital will thus rarely go to the planned investment but to a consumer good. The idea is to bring seeds, and no cash.

 The second concern is that it is very difficult to teach them modern agricultural techniques. Several brakes hinder this progress. First, the fear of taking risks, ancestral techniques are known. In addition, you must bring technology to the depths of the bush. Finally, new methods require a minimum of rigor that farmers do not have.

So we devised a plan. We cancel the "risk" by providing the seed. The new methods are tested with seeds they have not purchased a failure will not affect their daily lives. Similarly, Mr. Tsimba, who is an agronomist, will come to a defined schedule, provide know-how to farmers. Finally, to get used to the rural rigor we start with a small field of 100 m2.

 Farmers are very enthusiastic. It usually always starts like this. I'll let you know ...

 

Un paysan signant le contrat.../ A peasant signing a contract.

Monsieur Tsimba ingénieur agronome

Monsieur Tsimba, agronomist.

 

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SOCIAL-BUSINESS

23 Septembre 2009 , Rédigé par David Publié dans #AMPARIHIBE

 

Il s'agit d'un terme inventé par le Pr Muhammad Yunus. Le Pr Yunus a reçu le prix Nobel de la Paix en 2006 pour avoir créé les microcrédits au Bangladesh, la GRAMEEN BANK. Ces prêts accordés aux pauvres ont permis de sortir de la misère des millions de Bangladais. Il semblerait même que le Bangladesh soit un des seuls pays en voie de développement qui atteigne les objectifs du millénaire pour le développement fixé par l'ONU pour 2015.

 

Malgré un réseau de micro-crédits assez important, Madagascar ne semble pas avoir bénéficié de la même croissance économique que le Bangladesh. Ceci peut s'expliquer par un fait majeur : dans le principe de base, l'octroi d'un microcrédit n'est pas soumis à une garantie. A Madagascar, les organismes de microcrédits exigent une hypothèque qui freine l'accession à l'organisme de prêt des pauvres. De plus la mauvaise organisation des maisons de crédits malgaches fait que les sommes demandées sont débloquées tardivement dans le calendrier agricole.

 

Le Pr Yunus a élaboré un nouveau concept qui m'a particulièrement intéressé : le social-business. Un terme dont les deux noms semblent antinomiques. Il décrit le principe de ce « business » dans son ouvrage :  Vers un capitalisme nouveau . Schématiquement, il s'agit d'entreprises comme nous le concevons habituellement mais dont la particularité est qu'elles ne cherchent pas « un profit maximum » mais la « production d'avantages sociaux ». Ces sociétés ne rémunèrent pas ses actionnaires mais réinvestissent leurs bénéfices pour agrandir l'entreprise ou partagent leurs dividendes aux salariés. De plus, elles élaborent et vendent des produits qui améliorent les conditions de vie des pauvres.

 

Jusqu'à ce jour, les tentatives de développement d'Amparihibe étaient basées sur mon expérience personnelle que j'ai acquis au contact des paysans que j'essaie d'aider. Certaines fonctionnent, d'autres pas. Mais ces 5 ans à leur contact m'ont permis de mieux les connaître. Le Pr Yunus nous  propose un principe qu'il a expérimenté. Je pense que l'on peut l'adapter pour Amparihibe.

 

Parmi les problèmes des paysans d'Amparihibe on peut en retenir deux majeurs, qui en fait n'est qu'un et un seul problème. Le premier est, après la moisson, les paysans vendent une grande partie de leur culture. Le riz qui leur reste ne suffit pas à subvenir à leur besoin jusqu'à la récolte suivante. Ils rachètent alors le paddy à des prix bien plus élevés que lorsqu'ils l'ont vendu. Le deuxième problème est en rapport avec le premier, ils doivent racheter la semence pour la nouvelle saison toujours au prix fort.

 

Il serait intéressant de créer une sociale-business qui répondrait à ces deux problèmes. Cette société pourrait :

            - en début de saison, accorder des microcrédits sans garantie  aux paysans,

            - lors de la moisson, acheter une partie de la récolte des paysans,

            - pendant la période de soudure, revendre le riz à prix raisonnable.

 

Les sommes que l'on prête à un paysan sont modestes : de l'ordre de 5 à 10 euros. Le professeur Yunus avait commencé ses microcrédits avec 27 dollars pour 4 pauvres... Avec 200 euros on pourrait aider une vingtaine de familles en début de saison. On rachèterait une partie de leur production avec 200 euros supplémentaires que l'on leur revendrait lors de la période de soudure. Bien sûr, le système comme toute entreprise doit être autonome.

 

 

 

 

 

 

 

It is a term coined by Professor Muhammad Yunus. Professor Yunus received the Nobel Peace Prize in 2006 for creating microcredit in Bangladesh, the Grameen BANK. These loans to poor people have helped    millions of Bangladeshis to go out from poverty. It even seems that Bangladesh is one of the only countries to reach development goals of the Millennium Development Goal of the United Nations in 2015.

 Despite a fairly extensive network of micro-credits, Madagascar did not seem to have enjoyed the same economic growth as Bangladesh. This can be explained by one major fact: in the basic principle, the granting of microcredit is not subject to a guarantee. But in Madagascar,  organizations which lend micro credits require a mortgage which impedes the access to the lending agency to the poor. Moreover, the lack in the organization of   Malagasy credits lenders that the amounts requested are released too tardily  in the agricultural calendar.

Professor Yunus has developed a new concept that particularly interested me: the social business. A term that  may appear contradictory. It describes the principle of the "business" in his book Towards a new capitalism. Basically, it is business as we usually conceive it but whose characteristic is that it do not seek "maximum profit" but "production of social benefits." These companies do not pay its shareholders back but reinvest their profits to expand the business or share dividends to employees. In addition, they develop and sell products that improve the lives of the poor.

To date, attempts to develop Amparihibe were based on my personal experience I have gained in contact with farmers that I try to help. Sometimes it works, sometimes it does not. But these 5 years of expericence enable me to know them better. Professor Yunus proposes a principle he has experienced. I think it can be adapted to Amparihibe.

 Among all the problems of farmers in Amparihibe, one may highlight two of them, which is in fact a single  problem. The first is, that after the harvest, farmers sell a large part of their culture. Their remaining rice is not enough to meet their needs until the next harvest. They then bought the paddy much higher than when they sell it in itially. The second problem is related to the first, they have to buy the seed for the new season really expensively.

 It would be interesting to create a social-business that would meet both these problems. This company could:
             - At the beginning of the season, giving micro credits with no caution to peasants.  
             - At harvest, buy a portion of the crop farmers,
             - During the lean period, sell rice at reasonable prices.

 The amounts that we lend to a farmer are modest in the range of 5 to 10 euros. Professor Yunus started his micro with $ 27 for 4 poor ... With 200 euros, we could help twenty families early in the season.We will buy a part of their production with 200 added euros, and we will sell it back during the lean season. Of course, this system as an company has to be autonomous.

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