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Mise en place du business social : Nanocrédit / Setting up a social business : the nanocredit.

23 Septembre 2009 , Rédigé par David Publié dans #AMPARIHIBE

 

Nous avons mis en route un nouveau projet à Amparihibe. Nous sommes partis de 2 problèmes majeurs que connaissent les paysans malgaches : l'absence de fonds pour démarrer et une mauvaise  connaissance des techniques agricoles modernes. Le principe de base est le même que les microcrédits mais les sommes investies pour chaque famille est de l'ordre de 1 euro... Nous pouvons donc parler de nanocrédits !

 

« L'absence de fonds » est l'éternel refrain que nos paysans nous ressassent indéfiniment. En fait l'expérience montre que lorsque ce « fonds » est donné aux paysans il est rare que leur situation s'améliore. Ils le disent eux même : « si on nous donne de l'argent nous l'utilisons pour ce qui nous manque dans notre foyer ». Ce capital va ainsi rarement vers l'investissement prévu mais vers un bien de consommation courante. L'idée est donc d'apporter des semences et non de l'espèce.

 

Le deuxième souci est qu'il est très difficile de leur inculquer les techniques agricoles modernes. Plusieurs freins entravent ce progrès. D'abord la peur de prendre des risques, les techniques ancestrales sont connues. De plus, il faut apporter la technologie au fin fond de la brousse. Enfin, les nouveaux procédés nécessitent un minimum de rigueur que les paysans n'ont pas.

Ainsi nous avons élaboré un plan. Nous annulons le « risque » par l'apport de la semence. Les nouvelles méthodes sont essayées avec des semences qu'ils n'ont pas achetées, un échec n'aura aucune conséquence sur leur quotidien. De même, M. Tsimba, ingénieur agronome, viendra selon un calendrier bien défini, apporter son savoir-faire aux agriculteurs. Enfin, pour habituer  les ruraux à la rigueur nous commençons par un petit champ de 100 m2.

 

Les paysans sont très enthousiastes. Généralement ça commence toujours comme cela. Je vous tiens au courant...

 

 

 


We started a new project in Amparihibe. We started with two major problems faced by Malagasy farmers: lack of funds to start and poor knowledge of modern farming techniques. The basic principle is the same as the micro but the amounts invested in each family is of the order of 1 euro ... So we can talk about nanocrédits!

 "Lack of funds" is the eternal refrain that our farmers keep telling us indefinitely. In fact, experience shows that when this "fund" is given farmers it is rare that their situation improves. They themselves say : "if you give us money we use for what we lack in our home." This capital will thus rarely go to the planned investment but to a consumer good. The idea is to bring seeds, and no cash.

 The second concern is that it is very difficult to teach them modern agricultural techniques. Several brakes hinder this progress. First, the fear of taking risks, ancestral techniques are known. In addition, you must bring technology to the depths of the bush. Finally, new methods require a minimum of rigor that farmers do not have.

So we devised a plan. We cancel the "risk" by providing the seed. The new methods are tested with seeds they have not purchased a failure will not affect their daily lives. Similarly, Mr. Tsimba, who is an agronomist, will come to a defined schedule, provide know-how to farmers. Finally, to get used to the rural rigor we start with a small field of 100 m2.

 Farmers are very enthusiastic. It usually always starts like this. I'll let you know ...

 

Un paysan signant le contrat.../ A peasant signing a contract.

Monsieur Tsimba ingénieur agronome

Monsieur Tsimba, agronomist.

 

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